Cimetière provisoire de l’Infanterie-Regiment Nr. 30

En plus d’être un immense champ de bataille, le Bois de la Gruerie a également tenu une place importante dans l’organisation de l’armée allemande. En quelques mois, les hommes du Général von Mudra vont complètement remodeler ce massif forestier en y installant des campements et des casernes mais aussi en créant un maillage de routes et de voies ferrés étroites pour désenclaver ce secteur. Ces nouveaux axes de communication étaient principalement utilisés pour amener des troupes, du matériel et des munitions au plus près des lignes de combat tout en facilitant l’évacuation des blessés et des morts vers l’arrière. Les dépouilles des soldats tombés dans le Bois de la Gruerie étaient majoritairement inhumés dans de petits cimetières provisoire situés à seulement quelques kilomètres derrière les premières lignes. Ces corps seront finalement relevés dans les années 1930 pour être transférés vers des nécropoles plus grandes.

Ainsi l’Argonne disposait d’un grand nombre de cimetières provisoires après la guerre et même si aujourd’hui ils sont presque tous désaffectés, un promeneur avertit peut encore en retrouver des traces. Seuls les vestiges de trois anciens cimetières sont encore bien visibles au cœur du Bois de la Gruerie et notamment ceux du cimetière créé par l’Infanterie-Regiment Nr. 30.

Cette unité, casernée à Sarrelouis dans la Sarre (Allemagne), est arrivée sur le front argonnais au début de 1915. Elle combattra dans les tranchées du Bois de la Gruerie pendant près d’un an avant d’être envoyé en Champagne. Au cours de cette période les hommes de l’Oberstleutnant Andrè F. inhumeront leurs camarades aux portes d’un campement dans lequel on peut encore voir une magnifique tranchée bétonnée.

Ce cimetière était initialement entouré de palissades en béton soutenues par des piliers réalisés avec le même matériau. Une partie de cette clôture a survécu jusqu’à nos jours.

État de clôture aujourd’hui – Photographie EMBRY M.

Deux piliers marquent l’ancienne entrée du cimetière. En face de celle-ci on peut encore remarquer un socle qui à sans doute servi de base à un monument aujourd’hui disparu.

Ancien portail d’entrée – Photographie EMBRY M.

Même si plus aucuns corps de soldats allemands ne reposent dans cette enceinte, une stèle se dresse encore miraculeusement au milieu des ruines.

Seule stèle encore debout du cimetière – Photographie EMBRY M.

Elle ne porte plus aucun nom, mais on peut encore trouver quelques des fragments de pierres tombales portant des inscriptions qu’il serait aujourd’hui difficile de comprendre.

Fragment portant des inscriptions – Photographie EMBRY M.

Afin de préserver ce vestige, sa localisation exacte ne sera pas divulguée.

 

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