Les fusillés oubliés

Au cours de la Grande Guerre, presque toutes les nations ont fusillées des soldats. On estime aujourd’hui que les armées françaises ont passées par les armes près de 650 militaires pour des motifs allant du refus d’obéissance au crime. En Argonne, plusieurs dizaines d’exécutions ont été recensés et la grande majorité de ces condamnés reposent encore dans la région. Généralement inhumés non loin des lieux de leur mise à mort, leurs dépouilles ont été transférées vers les Nécropoles Nationales à la fin du conflit, les rendant de ce fait anonyme au milieu des milliers d’autres tombes.

Il y a cependant quelques exceptions, comme c’est le cas à Florent-en-Argonne. Au fond du petit cimetière de la commune, un groupe de trois sépultures se distingue parmi les caveaux familiaux.

Coordonnées G.P.S. : N 49° 08′ 13,9″ – E 004° 57′ 16,1″

Florent-en-Argonne blog

Tombes des trois fusillés de Florent-en-Argonne

Il s’agit des tombes de trois soldats fusillés entre décembre 1914 et décembre 1915. Voici les informations concernant ces trois combattants :

SEVERIN Maurice est le fils de SEVERIN François Édouard et MANSEAUX Palmyre Irma. Il voit le jour à Francheval dans les Ardennes le 11 mars 1881. Avant la guerre, il était employé de commerce à Paris.
Au moment de sa condamnation, il appartenait à la 11° Compagnie du 147° Régiment d’Infanterie et avait le grade de Soldat.
Il est jugé le 23 octobre 1914 par le Conseil de Guerre Spécial du 147° Régiment d’Infanterie à Florent-en-Argonne, qui le condamne à la peine capitale pour abandon de poste en présence de l’ennemi et mutilation volontaire.
Il est exécuté le 24 octobre 1914 à Florent-en-Argonne.

Fiche de décès du Soldat SEVERIN Maurice
Dossier de procédure du Soldat SEVERIN Maurice

SEVERIN blog

Tombe du Soldat SEVERIN Maurice

 BENOIT Louis est né 6 décembre 1880 à Salviac dans le Lot, il est le fils de BENOIT Jean et de VERGNOLLES Marie. Avant la guerre, il était cultivateur vivait toujours dans son village natal.
Avant son exécution, il était Soldat de 2° Classe et appartenait à la 10° Compagnie du 7° Régiment d’Infanterie.
Jugé le 2 octobre 1915, par le Conseil de Guerre de la 131° Division d’Infanterie à Florent-en-Argonne, il est condamné à mort pour avoir refusé d’obéir en présence de l’ennemi.
Deux jours plus tard, le Soldat BENOIT est passé par les armes à Florent-en-Argonne.

 Fiche de décès du Soldat BENOIT Louis
Minutes du procès du Soldat BENOIT Louis
Dossier de procédure du Soldat BENOIT Louis

BENOIT-blog

Tombe du Soldat BENOIT Louis

 PAISANT Marcel est né le 9 août 1895 à Cherbourg dans la Manche. Fils de PAISANT Victor Alexandre et de FOURNAGE Victorine Françoise Euphrasie, il était journalier à Cherbourg avant la guerre. Soldat de 2° Classe, il appartenait à la 21° Compagnie du 270° Régiment d’Infanterie avant son jugement.
Le 20 décembre 1915, il comparait devant le Conseil de Guerre de la 19° Division d’Infanterie avec un de ses camarades, le soldat PECOT Raymond. Ils sont d’abord condamné à mort tous les deux, mais la sentence du Soldat PECOT Raymond sera commuée en une peine dix ans d’emprisonnement.
Le Soldat PAISANT est quant à lui exécuté le 21 décembre 1915 à Florent-en-Argonne pour avoir abandonné son poste en présence de l’ennemi.

Fiche de décès du Soldat PAISANT Marcel
Minutes du procès du Soldat PAISANT Marcel
Dossier de procédure du Soldat PAISANT Marcel

PAISANT blog

Tombe du Soldat PAISANT Marcel

 L’Argonne à l’heure 14:18 vous proposera, dans quelques temps, un état des hommes qui ont été fusillés en Argonne, en attendant si vous voulez avoir plus d’informations sur ce sujet, rendez-vous à l’Office de Tourisme du Pays d’Argonne (Clermont-en-Argonne) pour visiter l’exposition de L’Argonne à l’heure 19 :15 jusqu’à la fin de l’année 2015.

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Tombe allemande à Varennes-en-Argonne

Toute la moitié Nord de l’Argonne a été occupée par les Allemands pendant la Grande Guerre. Aujourd’hui il ne reste quasiment plus de traces de cette période, mais parfois au détour d’un chemin ou d’un mur un vestige vient nous rappeler ces événements difficiles.

Comme c’est le cas à Varennes-en-Argonne, où vous pourrez découvrir une ancienne tombe allemande qui subsiste derrière le cimetière communal.

Coordonnées G.P.S. : N 49° 13′ 40,1″ – E 005° 02′ 36,1″

Tombe allemande - Photographie E.M.

Tombe allemande – Photographie E.M.

Cette stèle en pierre est ornée à son sommet d’une Croix de Fer entouré d’une couronne de laurier. Une branche de chêne est encadrée par deux épitaphes sur lesquels on peut lire :

ALS
HELD STARBEN
AM VAUQUOIS DEN 1.2.16
OTTO BERGEMANN
COBLENZ 12.2.95
MAR LEMM
AUGUSTWALDE 15.12.98

PIONIER MINEUR KOMP. 398

Épitaphe au centre de la stèle - Photographie E.M.

Épitaphe au centre de la stèle – Photographie E.M.

Épitaphe au pied de la stèle - Photographie E.M.

Épitaphe au pied de la stèle – Photographie E.M.

Que l’on peut traduire par :

 Mort au champ d’honneur
A Vauquois le 01/02/1916
Otto Bergemann
Coblence 12/02/1895
Mar Lemm
Augustwalde 15/12/1898

398ème Compagnie de Pionniers Mineurs

 Il s’agit donc de la sépulture de Otto Bergemann est né le 12 février 1895 à Coblence et Mar Lemm qui a vu le jour à Augustwalde le 15 décembre 1898. Ils ont été tués à Vauquois le 1er février 1916, à l’âge de 18 et 21 ans.

Otto Bergemann repose aujourd’hui sous la tombe 2-242 dans le cimetière de Cheppy. A ce jour, il est impossible de dire si le Mar Lemm repose toujours sous cette tombe ou si son corps a été transféré ailleurs.

Cimetière du Feld Kompanie Pionier Regiment n°20

Comme tous les frontsl’Argonne a connu son lot de morts, qu’il a fallu enterrer dans des cimetières provisoires. Au sortir de la guerre, les corps des soldats inhumés dans ces derniers ont été regroupés dans de grandes nécropoles faisant ainsi disparaître les cimetières que les combattants avaient créés.

Il y a cependant quelques exceptions, comme les vestiges de ce cimetière qui se trouve entre Varennes-en-Argonne au Four-de-Paris.

Coordonnées G.P.S. du site : N 49° 12′ 25,8″ – E 004° 59′ 07,0″

Feld Kompanie Pionier Regiment n°20 - Le Four de Paris

Cimetière du Feld Kompanie Pionier Regiment n°20 aujourd’hui – Photographie E.M.

Créé par le Feld Kompanie Pionier Regiment n°20, il était entouré d’un mur de clôture et son entrée était marquée par deux poteaux soutenant un portail en fer. Au milieu des tombes, les Allemands avaient érigé un monument.

Feld Kompanie Pionier Regiment n°20 - Le Four de Paris - Collection T. CORNET

Cimetière du Feld Kompanie Pionier Regiment n°20 pendant la guerre – Collection T. CORNET

Après la Grande Guerre, les corps ont été transférés vers d’autres cimetières et le monument a été remonté dans le cimetière militaire de Servon-Melzicourt. Il ne reste aujourd’hui que le mur de clôture et les poteaux du portail d’entrée.

Le monument du Feld Kompanie Pionier Regiment n°20 dans le cimetière allemand de Servon-Melzicourt – Photographie E.M.

Ces vestiges se trouvent au bord de la route départementale n°38, veillez donc à votre sécurité en stationnant votre véhicule en dehors de la chaussée.

L’Argonne à l’heure 14:18 tiens à remercier Monsieur CORNET pour l’autorisation de reproduction de la photographie d’époque.

 

 

Abri du Lieutenant Regaud

En plus d’être un immense champ de bataille, l’Argonne a aussi servi de zone d’expérimentation. Les ingénieurs militaires ont ainsi testés plusieurs armes ou matériels, mais ils ont aussi étudié les moyens permettant de protéger activement les combattants. Les vestiges de ces expériences sont aujourd’hui très rares. L’un d’eux est facilement accessible puisqu’il se trouve le long de la route de la Haute Chevauchée, à deux pas du Ravin du Génie.

Coordonnées G.P.S. du site : N 49° 10′ 55,8″ – E 005° 00′ 18,4″

Haute Chevauchée - Regaud OK

Prototype d’abri pour guetteur du Lieutenant Regaud

Il s’agit en fait d’un prototype d’abri pour guetteurs inventé par le Lieutenant Regaud, de l’État-Major du Génie de la 9° Division d’Infanterie. Grâce à un plan daté du 25 août 1915, conservé au Service Historique de la Défense, on peut estimer qu’il a été construit pendant la seconde moitié de l’année 1915.

Il est constitué de blocs de béton empilés les uns sur les autres et qui étaient préfabriqués à l’arrière avant d’être acheminés sur le front. Sur sa face avant, on remarque deux potences qui permettaient de poser une boîte à verre par laquelle le guetteur pouvait regarder les lignes adverses sans craindre les tirs ennemis. Cette boîte était composée de plusieurs feuilles de verre collées et elle était escamotable pour permettre à l’observateur d’utiliser un fusil.

Un ancien préfet s’en va en guerre

Fils de Charles Paul et de Breard Émilie Aimée Charlotte, Henri Paul François Marie Collignon est né le 2 octobre 1856 à Caudéran en Gironde. Diplômé en droits, il occupe dans un premier temps des postes au sein de plusieurs cabinets préfectoraux, avant de devenir à son tour Préfet de la Corrèze.

Portrait Collignon

Portrait d’Henri Collignon – Collection privée

Le 21 décembre 1895, Henri Collignon est fait Chevalier de la Légion d’Honneur et continue sa brillante carrière de haut fonctionnaire. En 1906, il quitte ses fonctions de Préfet du Finistère pour se mettre en disponibilité. Pendant plusieurs années, il se consacre entièrement à ses livres et refuse tous les postes qui lui sont proposés. Il ne reprend sa carrière qu’en 1912, en devenant d’abord Conseiller Municipal de la ville de Saint-Georges-de-Didonne, avant d’être rappelé par le Président Armand Fallières pour devenir Secrétaire Général de la Présidence de la République Française à l’Élysée. L’année suivante, Raymond Poincaré est élu Président et Henri Collignon conserve son poste quelques mois avant de devenir Conseiller d’État.

Le 1° août 1914, la France décrète la mobilisation générale, mais le Conseiller d’État Collignon qui est âgé de 58 ans, n’est pas appelé. Il tient cependant défendre son pays et décide de s’engager volontairement en se présentant le 6 août au Colonel Malleterre, commandant le 46° Régiment d’Infanterie pour rejoindre cette unité. L’officier lui explique qu’il est trop âgé pour être enrôlé, mais Henri Collignon insiste en rétorquant que ce problème a été réglé en haut lieu et qu’il dispose déjà de son équipement. Malleterre fini par accepter et propose les galons d’officier au haut fonctionnaire qui les refusent et demande a être intégré comme simple soldat. Malleterre le nomme Soldat de 1° Classe et lui assigne la fonction de porte-drapeau du régiment. Avant de laisser partir sa nouvelle recrue, le Colonel lui demande pourquoi avoir choisis son unité plutôt qu’une autre, Collignon lui réponds en souriant qu’il voulait servir dans l’unité de la Tour d’Auvergne.

Collignon retour de Vauquois  mars 1915

Après plusieurs jours de combat, le 46° Régiment d’Infanterie arrive à Aubréville en mars 1915, le Soldat Collignon porte fièrement les couleurs du régiment – Presse d’époque – Collection E.M.

Malgré son rang et suivant ses instructions, l’ancien Préfet ne dispose d’aucun traitement de faveur. Il rejoint le front à pied, en partageant la soupe et le gîte de la troupe.

Les autres soldats sont surpris par la volonté de ce vieil homme comme le relate l’un d’eux dans son livre :

« Nous allions péniblement et machinalement comme des moutons derrière leur berger. Seul un homme nous montrait l’exemple de l’endurance. Équipe à ses frais, donc flambant neuf, un Soldat de 2° Classe engagé volontaire à 58 ans, ancien conseiller d’État, Monsieur Collignon, nous inspirait courage et confiance. De forte corpulence, portant beau en dépit des années, nous le vénérions déjà sans le connaître. Sa belle barbe blanche et, surtout la croix de la légion d’honneur qui ornait sa poitrine nous inspirait le respect. »

Extrait de Avec les bleus du 1° grenadier de France

Henry Jacques Hardouin

En Argonne, le régiment de la Tour d’Auvergne est déployé dans les secteurs de la Haute Chevauchée et de Vauquois.

Vauquois pendant la guerre - E.M.

Vauquois pendant la guerre – Collection E.M.

Le 15 mars 1915, les soldats de l’unité se trouvent dans des abris au pied de la Butte de Vauquois. Au cours de la journée, un bombardement éclate sur le secteur en surprenant plusieurs hommes. L’un d’eux s’effondre et appelle ses camarades à l’aide, Henri Collignon l’entend et s’élance sous la pluie d’obus pour le secourir, mais un éclat le blesse mortellement.

Coordonnées G.P.S. : N 49° 12′ 12,8″ – E 005° 04′ 17,4″

Henri Collignon a deux fiches « Mort pour la France » :

Première fiche « Mort pour la France »
Deuxième fiche « Mort pour la France »

Inhumé le 18 mars 1915 dans le carré militaire du cimetière d’Aubréville, le corps d’Henri Collignon est transféré, après la guerre son corps, à la tombe 1396 de la Nécropole Nationale de Vauquois, où il repose encore aujourd’hui.

Pano NN Vauquois - E.M.

Panorama de la Nécropole Nationale de Vauquois – Photographie E.M.

Au pied de la Butte, une plaque rappelle son sacrifice.

Bâtiment sur lequel est apposé la plaque commémorant le sacrifice d’Henri Collignon – Photographie E.M.

Plaque rappelant le dévouement du Conseiller d’État Collignon – Photographie E.M.

Une stèle sera aussi installée au  bord de la route menant au sommet de la Butte de Vauquois pour rappeler la vie et le dévouement de ce Conseiller d’État de 58 ans, qui s’est engagé volontairement dans l’armée pour défendre son pays comme simple soldat.

Stèle Collignon

Stèle rappelant le dévouement du Conseiller d’État Henri Collignon – Photographie E.M.

Chapelle allemande de Falaise

Pendant quatre ans, l’Argonne Ardennaise a été occupée par les Allemands et ces derniers ont eu le temps de s’installer et d’aménager les villages dans lesquels ils ont vécu. Les vestiges de cette période ont quasiment tous disparus aujourd’hui, mais à Falaise, non loin de Vouziers, il existe encore un.

Coordonnées G.P.S. du site : N 49° 22′ 46,3″ – E 004° 43′ 38,3″

Cimetière

Chapelle se trouvant dans le fond du cimetière de Falaise (à gauche sur la photographie)

Une petite chapelle se dresse dans le fond du cimetière du village.

Chapelle gauche

Façade principale de la chapelle

Elle a probablement été édifiée entre 1917 et 1918 par l’architecte Julius Zeh de Freiburg.

Architecte

Nom de l’architecte gravé dans sur une des façades de la chapelle

Pendant la guerre, elle se trouvait dans un cimetière militaire allemand. Elle renferme plusieurs plaques en pierre sur lesquelles sont gravées les noms de 146 soldats allemands qui appartiennent majoritairement au Reserve Infanterie Regiment 236, au Infanterie Regiment 78, au Infanterie Regiment 111 et Pionier Bataillon.

Chapelle interieure 1

Intérieur de la chapelle

Ils ont été tués lors des combats du 5 octobre 1916 au 28 mars 1917, dans les secteurs de Ripont et de la Côte 185 (Ferme de Maisons de Champagne).

Plaque

Plaque portant les noms des soldats allemands

Voici les noms qui ont pu être relevé sur les plaques :

Herm. ABELING
Fried. ANKLAM

August BAUMGARTEN
Gustav BECKER
Johann BECKER
Karl BERGER
Nikol. BLUMENSTEIN
Peter BOCK
Arno BOCKLITZ
Emil BRÜCKNER
Johannes BUBLITZ
Jul. BURKHARDT
Franz BÜCKEN

Johann CASSEN
Edu. CHOJNAKI
Hub.CREMER

Aug. DANNHAUSER
Gustav DRÄGER

Otto EBERS
Paul ECKE
Julius EISEMANN
Heinrich ESKEN
Arno ENGELHARDT
Heinr. ESKEN

Paul FEDER
Friedrich FISCHER
Heinrich FISCHER
Karl FRANZE
Franz FRANZINSKY
Kurt FRICKE
Fritz FRÖTER
Karl FÜLLGRAF
Willi FUNDA

Georg HASCHE
Paul HEIMICH
Gerh. HEINRICHS
Anton HEINZE
Albert HEMMER
Karl HENNEMANN
Ernest HERR
Heinr. HILDEBRANDT
Richerd HITZIG
Wilh. HÖHMANN
Fritz HOKAMP
Hein. HORMANN

Wilh. GLENDE
Heinr. GRÄBENSTEIN
Joh. GROSS
Karl GUNKEL
Peter GÜSS

Otto JÄGER
Paul JAHN
Wilh. JANSEN

Oskar KEMPER
Adolf KEUTMANN
Otto KIRCHHOF
Arno KLEINGÜNTHER
Theodor KNIEF
Emil KÖNIG
Otto KÖNIG
Alfred KRAMER
Baptist KRAUSE
Karl KREIENSE
Josef KREMER
Guido KREYSLER
Johann KUBECK
Willi KUMMER
Karl KÜMMERLING
Albert KUSTOS

Hugo LANGE
Martin LEHMANN
Josef LENNARTZ
Erich LINNE
Wilh. LÜLSDORF
Willy LÜTSCHE

Otto MAIHOLD
Hugo MANGER
Emil MANGOLS
Willi MARTEN
Johannes MARTENS
Albin MAY
Curt MERTEN
Gust. MICHAELIS
Heinrich MÖLLER
Alfred MÜLLENBERG
Adolf MÜLLER
Wilh. MÜLLER

Paul NEUMANN
Heinrich NICOLET
Wihl. NÜHLEN
Oswald OTTO

Alfred PARIS
Hugo PFAHLHORN
Kurt PFEIL
Walter POLLIN
Edmund POPP

Wilhelm REISER
Anton RETZBACH
Josef RICHTER
Ferd. ROSEWE
Heinr. ROSSBACH
Wilh. ROTHBARTH
Ludolf RUHKOPF

Heinr. SCHAFER
August SCHATTE
Wilh. SCHEMPF
Hermann SCHENK
Wilhelm SCHENKE
Bernh. SCHERPENBERG
Reinh. SCHIRRMEIER
Hubert SCHMITZ
Robert SCHÖLER
Joh. SCHÖNBUSCH
Wilh. SCHRÖDER
Friedrich SCHULZE
Heinrich SCHULTZ
Karl SCHULZE
Hugo SCHWAB
Moritz SEIFERT
Otto SELCHOW
Erich SIPPEL
Friedrich STAHL
Ernst STEDTLER
Reinhold STEFFEN
Wilh. STEINHAUSER
Erwin STRUDING
Walter STRUPPERT

Otto TEICHMAN
Heinrich THOLEN

Peter VEHRS
Albert Von AU
Ernst VÖLKER

Otto WAGNER
Georg WALTER

Wilhem WEBER
Hildeber WENIGER
Fried. WESTDÖRSS
Edmund WIDEMANN
Paul WIRSING
Albin WÖLF
Oskar WOLFRAM

Hermann ZAPF
Hermann ZINNER

Si vous voulez plus d’informations sur les hommes figurants sur ces plaques, vous les trouverez sur ce site.

Après la guerre, les corps du cimetière seront transférés au cimetière allemand de Chestres et la chapelle sera laissée à l’abandon pendant plusieurs décennies. Les plaques portant les noms des soldats seront endommagées dans les années 1980-85 et certaines ne pourront pas être restaurées. Au début des années 2000, un groupe de passionnés décide de restaurer cette chapelle et elle est aujourd’hui visitable librement.

Chapelle exterieure droite paysage

Vue générale de la chapelle

Source :
http://chapellefalaise.webnode.fr

Liens utiles

Lorsque l’on entreprend des recherches sur le parcours d’un Poilu dans la Grande Guerre ou sur un autre sujet touchant à ce conflit, on a souvent besoin d’informations ou de conseils. Aujourd’hui beaucoup de fonds d’archives sont disponibles en ligne et de nombreux forums spécialisés existent. Vous trouverez ici, une liste des sites internet qui pourront vous être utile lors de vos recherches.

Groupe de militaires dans une caserne -

Groupe de militaires dans une caserne – Collection M. EMBRY

Dans cette première partie vous trouverez les sites « officiels » donnant accès aux archives et aux bases de données publiques. Ils sont répartis en deux catégories, les sites français et les sites étrangers.

Les sites officiels français :

Mémoire des Hommes :

Ce site regroupe plusieurs bases de données concernant les Morts pour la France de la Grande Guerre et d’autres conflits. Vous aurez aussi accès à une base de données sur les sépultures militaires et à une bibliothèque regroupant les historiques régimentaires et les Journaux des Marches et Opérations des régiments et des grandes unités qui ont combattu durant la Première Guerre Mondiale.

Morts pour la France de la Grande Guerre
Personnels de l’aéronautique militaire
Fusillés de la Grande Guerre
Sépultures de militaires reposant dans les nécropoles nationales
Historiques régimentaires (renvoi vers la B.N.F.)
Journaux des Marches et Opérations

Gallica :

Il s’agit de la bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France, vous y trouverez des historiques régimentaires et de nombreux livres d’époque concernant la Grande Guerre. Les Journaux Officiels et les Bulletin des Lois de la République Française de l’époque sont également disponible et vous permettront de retrouver une loi ou un décret accordant une décoration par exemple.

Bibliothèque numérique
Bulletins des Lois de la République Française
Journaux Officiels

Léonore :

Cette base de données regroupe les noms des récipiendaires de la Légion d’Honneur qui sont classés par ordre alphabétique. Certains dossiers ne sont encore communicables, dans ce cas, il vous faudra prendre contact avec la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur.

Liste des Légionnaires
Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur

Service Historique de la Défense :

Ce service d’archive militaire conserve les dossiers d’état de service des officiers de l’armée française ainsi que ceux des pensions militaires. Vous pouvez consulter les tables alphabétiques sur le site internet, mais les dossiers ne sont eux pas consultable en ligne.
La consultation de ces documents se fait uniquement sur rendez-vous, alors prenez contact avec le S.H.D. avant de vous rendre sur place.

Tables alphabétiques des dossiers d’état de service des officiers
Tables alphabétiques des dossiers de pensions

Les sites officiels étrangers :

American Battle Monuments Commission :

Cette agence indépendante du gouvernement des États-Unis est chargés depuis 1923 de l’entretien des monuments et des cimetières américains qui sont situés hors du territoire américain. Elle a mis en ligne un outil de recherche des sépultures.
Ce site n’est disponible qu’en anglais.

Sépultures de militaires reposant dans les cimetières américains

In Flanders Fields Museum :

Sur ce site, vous aurez accès à la liste des civils et des militaires qui ont été tué dans en Flandres.
Le site est disponible en allemand, en anglais, en français et en néerlandais.

Liste des noms

Université d’Heidelberg :

Cette université a mis en ligne une partie des noms des soldats français qui ont séjourné dans les camps de prisonniers allemands. Ces listes sont issues du journal de propagande « La Gazette des Ardennes », qui était diffusé dans les territoires occupés. La bibliothèque ne possède par l’intégralité des exemplaires de ce journal, la liste est donc fractionnaire.
Ce site n’est disponible qu’en allemand.

Liste partielle des prisonniers

Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e. V. :

Le Service pour l’entretien des sépultures militaires allemandes entretient les cimetières allemands depuis 1919 et a mis en ligne un outil de recherche des sépultures.
Ce site n’est disponible qu’en allemand.

Sépultures de militaires reposant dans les cimetières allemands

Les autres sites :

Dans cette seconde partie, vous trouverez des adresses des sites réalisés par des amateurs et des passionnés. En faire une liste exhaustive serait impossible, mais je vous propose ici, ceux qui me semble incontournable.

Ancestramil :

L’association a créé sur son site internet, un petit logiciel qui vous permettra de retrouver à quels bureaux de recrutement appartenait un homme en fonction de sa commune de résidence. Pour l’utiliser, rien de plus simple entrez la commune dans l’onglet adéquat et validé.

Bureaux de recrutement

Chtimiste :

Ce site regroupe beaucoup d’informations. Vous y trouverez un historique des grandes batailles, une chronologie des combats et les historiques succincts de nombreuses unités de la Grande Guerre. Son auteur met également à votre disposition des photographies et des témoignages d’époque.

Chtimiste

Forum Pages 14 18 :

Ce forum regroupe un grand nombre d’amateurs très éclairés, j’y suis moi même inscrit. Vous y trouverez des spécialistes de l’automobile, de l’artillerie, des blindés, des services de santé ou bien d’un front en particulier. Vous pourrez consulter les archives du forum et y poser vos questions sur la Grande Guerre.
Pour poster sur le forum, il vous faudra vous inscrire.

Accès au forum

Genweb :

Deux sites de Genweb vont vous intéresser principalement, le premier est Mémorial Genweb vous donnera accès aux relevés des différents Monuments aux Morts, nécropoles et tombes isolées. Le second Cim Genweb, vous permettra d’accéder aux relevés des sépultures se trouvant dans les cimetières civils. Ces deux bases de données évoluent en permanence alors n’hésitez pas à vous y rendre régulièrement.

Mémorial Genweb
Cim Genweb

Jean-Luc Dron :

Jean-Luc Dron met à disposition sur son site un abaque vous permettant de retrouver les historiques régimentaires. Il propose aussi la liste des hommes cités dans les Tableaux d’Honneur du journal l’Illustration et sous certaines conditions vous pourrez même en obtenir une copie.

Historiques régimentaires
Tableaux d’Honneur de l’Illustration